Nutrition

Il veut toujours manger la même chose !

Mercredi, 16 juin, 2010 | Famille, Jeunesse, Nutrition | Pas de commentaire

Hot-dog ou pizza… À l’écouter, votre enfant mangerait tous les jours la même chose. Si ce manque de curiosité gustative peut sembler banal, ce n’est pas une raison pour s’y résigner, car la variété est essentielle pour sa santé !

Il boude quand il découvre de nouveaux mets dans son assiette

Il s’en passe des choses à table ! Assis avec le reste de la famille, votre petit acquiert de l’autonomie. Il apprend peu à peu à manger seul et passe par une période où il dit non à tout, vous indiquant ainsi qu’il a grandi… Une consistance ou un goût différent sont autant d’occasions de s’opposer. Son refus de manger, angoissant pour les parents, ne doit surtout pas se transformer en épreuve de force. Plus maman ou papa donne d’importance au fait qu’il rejette la quiche préparée avec amour, plus l’enfant tire de satisfaction à bouder. Mieux vaut donc ne pas le forcer et surtout dé-dra-ma-ti-ser, sans toutefois renoncer. N’hésitez pas à proposer à nouveau un plat qu’il a déjà boudé, et ne vous découragez pas au premier, au deuxième ni même au troisième refus. Restez toutefois à l’écoute et tentez de distinguer le vrai dégoût du simple refus, chacun pouvant ne pas apprécier le goût d’un aliment en particulier.

Il refuse de goûter ce qu’il ne connaît pas

Entre 3 et 10 ans, l’arrivée d’une préparation inédite sur la table se traduit souvent par un « beurk » retentissant ! Vous pouvez tout d’abord lui demander de prendre juste une bouchée avant de passer au plat suivant : un enfant a besoin de se familiariser avec les nouveaux goûts. De plus, cette aversion pour la nouveauté, appelée « néophobie alimentaire », peut être déjouée avec astuce. Montrez l’exemple en exprimant votre plaisir à déguster un plat. Associer les plus grands à la préparation du repas constitue aussi une solution. Profiter d’un pique-nique pour proposer des aliments moins familiers en petites parts, à grignoter avec les doigts, attise également la curiosité pour les produits nouveaux. Mais n’oubliez pas, c’est vous qui décidez du menu…

Il n’aime jamais du premier coup

L’éveil sensoriel débute avant même la naissance, et la découverte des goûts se prolonge toute la vie. Le sens du goût se construit au fil des rencontres avec des saveurs nouvelles. Le premier essai étant rarement le bon, il faut multiplier les occasions de consommer un aliment. Pour cela, misez sur la variété des présentations (formes amusantes, couleurs, etc.), des préparations (avec des épices ou une sauce) et des cuissons (au grill ou à la vapeur, crus ou cuits, etc.). Vous pouvez également associer certains goûts à d’autres : par exemple, une purée de céleri-rave avec des pommes de terre atténue le goût prononcé du céleri-rave. L’objectif ? Que votre enfant prenne plaisir à une palette de saveurs assez large pour lui garantir les apports en nutriments essentiels à la santé. L’apprentissage sensoriel passe aussi par le langage. Affûter son sens critique en mettant des mots sur des saveurs et des textures (acide, pâteuse, amère) permet d’apprivoiser les goûts. Tous les goûts !

Un menu « vert printemps »

Vendredi, 28 mai, 2010 | Nutrition, Plaisirs de la table | Pas de commentaire

Le printemps est de retour… Finie la grisaille, place à la couleur ! Pour émoustiller les papilles et mettre de la vitalité dans l’assiette, rien ne vaut un repas qui respire la belle saison.

Entrée

Velouté froid au cerfeuil Passer au mélangeur 600 ml (2 1/2 t) de bouillon de légumes froid dégraissé, 250 g (1 ¼ t) de yogourt nature, 2 bottes de cerfeuil frais grossièrement haché, 1 cuillère à soupe de basilic frais et 1 gousse d’ail. Assaisonner de sel et poivre du moulin avant de servir très frais.

Plat

Risotto aux asperges vertes Faire cuire 1 kg d’asperges vertes nettoyées 10 minutes dans l’eau bouillante salée. Les égoutter puis les couper en tronçons d’environ 5 cm (2 po). Dans une casserole, faire revenir un oignon haché dans 1 noix de beurre et 1 cuillère à soupe d’huile d’olive. Ajouter 300 g (1 ¼ t) de riz arborio. Le faire revenir à feu doux jusqu’à ce qu’il soit transparent, puis mouiller avec 175 ml (3/4 t) de vin blanc sec. Laisser cuire le riz 20 minutes environ en brassant régulièrement et en ajoutant peu à peu 850 ml (3 ½ t) de bouillon de légumes très chaud. Lorsque le riz est cuit, éteindre le feu et ajouter 3 cuillères à soupe de mascarpone, 2 cuillères à soupe de parmesan râpé, sel et poivre du moulin. Bien mélanger. Ajouter les tronçons d’asperges juste avant de servir.

Dessert

Mousse au kiwi Réduire la chair de 2 kiwis bien mûrs en purée. Mélanger au batteur électrique 250 g (1 t) de ricotta, 75 g (1/3 t) de sucre, 2 cuillères à thé de jus de lime et les kiwis. Faire ramollir 3 feuilles de gélatine dans de l’eau froide pendant 5 minutes. Les égoutter puis les faire fondre dans 2 cuillères à soupe d’eau bouillante. Ajouter 3 cuillères à soupe de gélatine fondue au mélange ricotta-kiwi. Fouetter 175 ml (3/4 t) de crème 35 % puis l’incorporer au mélange. Répartir cette préparation dans de petits moules et laisser prendre au réfrigérateur pendant 4 heures. Démouler sur des assiettes décorées de quelques tranches de kiwi frais.

Apprêter les légumes et les fruits exotiques

Vendredi, 25 décembre, 2009 | Nutrition, Plaisirs de la table | Pas de commentaire

pho3
On se laisserait bien tenter par leurs formes insolites, leurs couleurs lumineuses et leurs parfums étonnants. Oui, mais voilà, on ne sait pas toujours comment les préparer et les accommoder. Quelques idées à creuser.
 
Dans tous leurs états
 
Crus, non épluchés, mais débarrassés de leur noyau (mangue, papaye) ou de leurs graines (grenade, goyave…), les fruits se croquent à pleines dents ou, découpés comme un œuf coque, à la petite cuillère.
 
Pressée et passée au tamis, leur chair constitue des jus, sorbets ou crèmes glacées super vitaminés. 
 
Épluchés et coupés en dés, les fruits de la passion, par exemple, se préparent en salade, additionnés de jus de citron, de sucre vanillé et de quelques feuilles de menthe.
 
Au cas par cas
 
La goyave. Coupée en deux, nappée de miel liquide puis chauffée au four, elle se déguste accompagnée d’un sorbet aux framboises. 
 
La mangue. Sautée au wok, elle relève la saveur des blancs de poulet.
 
La patate douce. Pelée, elle se prête aux mêmes usages que la pomme de terre, mais possède une chair plus sucrée. Cuite à l’eau, elle fait de délicieuses purées.
 
La banane plantain. Pour accompagner les poissons, on la coupe en deux tronçons que l’on cuit à l’eau avec la peau pendant 10 minutes, ce qui préserve sa saveur et son aspect.

Enfants : des goûts qui évoluent avec l’âge

Vendredi, 25 décembre, 2009 | Famille, Nutrition | Pas de commentaire

pho2

Ce qu’il acceptait de manger à 2 ans, il le refuse à 4, et, à 10 ans, le voilà qui goûte ce qu’il n’aimait pas… Face à ces revirements de comportement alimentaire, les parents s’interrogent. Vos questions, nos réponses.
 
« Puis-je tout faire manger à Julien (2 ans) ? » 
 
Misez sur cette période pour lui faire goûter le plus d’aliments possible. À cet âge, l’enfant fait confiance à ses parents qui choisissent sa nourriture pour lui. Profitez-en, la situation va changer… 
 
« Pourquoi Gabriel (4 ans) refuse-t-il de manger ce que je lui sers ? » 
 
Il grandit et s’affirme en faisant ses premiers choix alimentaires. Il devient méfiant envers les aliments qu’il ne connaît (ou ne reconnaît) pas. On appelle cela la néophobie alimentaire, une étape normale de l’évolution de l’enfant. À cet âge, il rejette surtout les légumes (par exemple, les carottes râpées, mais pas les carottes en purée…), la viande, les poissons et les fromages forts. Sans le forcer, présentez-lui plusieurs fois les aliments (de 10 à 15 fois avant qu’il se familiarise). Montrez-lui aussi que le repas est un moment convivial auquel vous prenez plaisir. Il finira sans doute par avoir envie de goûter vos plats… 
 
« À 7 ans, Janie mange mieux mais peu et reste des heures à table ! Que devons-nous faire ? » 
 
Lorsque l’enfant passe l’âge des 4-5 ans, la néophobie s’estompe graduellement jusqu’à 10-12 ans. Janie n’est peut-être pas une grosse mangeuse, et, si sa courbe de croissance est régulière, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Faites-la participer à la préparation des repas, interrogez-la sur ses goûts. Cela lui permettra de mettre des mots sur ses impressions gustatives, de les apprivoiser… et de mieux apprécier ce qu’elle mange.
 
« Marie-Lou, 11 ans, goûte maintenant des aliments qu’elle refusait… Pourquoi ? » 
 
Sa néophobie prend fin, et elle est curieuse de découvrir de nouvelles saveurs, de nouveaux aliments. Elle est fière de tenter de nouvelles expériences, y compris alimentaires. Ses goûts s’affirment, et ses essais lui permettent de les cerner. À cet âge, les enfants veulent savoir ce qu’ils mangent : origine des aliments, comment ils poussent… et aussi pourquoi et comment ils favorisent leur santé. Leur corps se transforme, et ils sont attentifs à tout ce qui s’y rapporte.

Les fruits rouges

Lundi, 27 juillet, 2009 | Nutrition | Pas de commentaire

art_01gQu’ont en commun la fraise, la framboise, la mûre, la groseille et le bleuet ? Ils font partie de la famille des fruits rouges. Riches en saveurs acidulées, on aime les déguster toute l’année.
 
Pourquoi s’appellent-ils « fruits rouges » ?
 
Ils doivent leurs belles couleurs – rouge, noir, violet, rose, fuchsia – aux pigments qui les composent. Ces petits fruits appartiennent à différents genres botaniques qui regroupent des plantes ou des buissons sauvages que l’humain a graduellement sélectionnés pour obtenir des variétés savoureuses et accessibles. Ils sont faciles à cultiver, même dans les jardins citadins.
 
Pourquoi ont-ils un goût acidulé ? 
 
Si la fraise, le bleut, la framboise, la groseille et la mûre – bref, tous les membres de la famille des fruits rouges – ont chacune une personnalité gustative bien typée, ils partagent une caractéristique commune : ils sont légèrement acidulées. Cette acidité, elles la doivent à la présence d’acide citrique (tout comme dans le citron) et de tanins – des substances d’origines organiques – dans des proportions plus ou moins importantes. Championne du genre : la groseille, plus acidulée que l’orange ou le pamplemousse.
 
Pourquoi les aime-t-on toute l’année ? 
 
Si les fruits rouges symbolisent les feux de l’été, on s’est habitué à les consommer toute l’année, par exemple dans les yogourts ! Et c’est tant mieux, car ils sont dotés de nombreux avantages nutritionnels. Outre les fibres, les minéraux et les vitamines (notamment la vitamine C), ils comportent des polyphénols. Ces substances ont des propriétés antioxydantes, qui permettent à l’organisme de lutter contre les radicaux libres, ces accélérateurs du vieillissement cellulaire. Enfin, malgré leur goût sucré, les fruits rouges représentent un apport calorique modeste (de 30 à 55 kcal/100 g).
 
Le temps des cueillettes
 
Les petits fruits sont fragiles. Sitôt qu’ils sont mûrs, il faut vite les cueillir. Pour les consommer frais, un rinçage rapide sous l’eau du robinet suffit. Si l’on ne peut pas les consommer à l’intérieur de trois jours, on peut les congeler, pour le plaisir de les déguster hors saison.


Rechercher